position assise

La position assise : le mal de notre génération.

La façon de travailler d’hier à aujourd’hui a changé de manière drastique, en relativement peu de temps. Dans un passé «pas si lointain», le travail des hommes était majoritairement très physique. Les femmes, quant à elles, étaient de vraies petites fourmis ouvrières, s’affairant à de multiples tâches domestiques du matin jusqu’au soir. Cette dynamique du travail en mouvement perdura pendant des siècles. Et voilà qu’en 100 ans à peine, nous changeons de manière importante nos habitudes de travail.

Nous constatons aujourd’hui une proportion élevée de gens qui travaillent assis toute la journée. Ainsi, la moyenne de temps assis par jour dépasse les 9.3 heures, ce qui est plus que nos 7.7 heures de sommeil. De plus en plus d’études confirment les conséquences néfastes qu’entraine le maintient prolongé de cette position. Certaines d’entre-elles avancent que la production d’enzymes qui brûlent les graisses diminue de 90% après seulement une heure de position assise. D’après une autre étude du journal Circulation, chaque heure additionnelle passée devant la télévision augmente le risque de mourir de 11%. Par surcroît, le manque d’activité physique serait directement relié à 6% des atteintes cardio-vasculaires, 7% au diabète de type 2 et à 10% du cancer du sein ou du côlon. N’est-ce pas convainquant?

 

Non seulement nocif pour la santé générale, la posture assise prolongée met à l’épreuve nos articulations, nos muscles et nos structures osseuses. L’effet négatif le plus fréquent est, sans contredit, les douleurs au niveau du rachis. Saviez –vous qu’en position assise, la colonne vertébrale au niveau lombaire subie environ 3 fois plus de pression que lorsque nous sommes debout? Cette pression est 4 fois plus si, assis, vous vous penchez légèrement vers l’avant. Ce chiffre grimpe à 6 fois plus lorsque nous nous penchons pour ramasser un objet au sol sans plier les jambes!

Prenons l’exemple suivant. Vous êtes debout. Estimons la pression au niveau lombaire à 50kg. Lorsque vous vous assoyez, ce chiffre bondit à environ 150kg de pression instantanément.

D’autre part, le système de lubrification de nos ‘’pentures’’ (articulations) est efficace seulement lorsque nous bougeons. À moyen-long terme, l’immobilité peut entrainer l’ankylose des articulations et la perte de souplesse. Mais puisque nous devons travailler pour subsister, comment atténuer les conséquences néfastes d’une posture assise prolongée?

S’asseoir adéquatement : Le dos appuyé au dossier, les fesses au fond de l’assise, les genoux pliés avec les pieds en appui au sol, les oreilles au niveau des épaules, les avant-bras en appui sur les accoudoirs ajustés pour éviter de remonter les épaules. Évitez de garder vos jambes allongées car cela engendre une bascule arrière du bassin, ce qui arrondi le dos davantage et augmente la pression intervertébrale lombaire considérablement.

Se lever à toutes les heures : Faites quelques pas, prenez une pause café ou faites une pause ‘’pipi’’. Profitez en pour bouger le cou et les bras dans toute leur amplitude. Saviez-vous qu’une courte pause aux heures augmente notre productivité?

Debout pendant les pauses!: Donnez congé à votre colonne en lui accordant quelques minutes de diminution de pression.

Bougez une fois le boulot terminé : Il est d’autant plus important, pour les gens travaillant assis, de faire de l’exercice une fois la journée de travail achevée. De façon à compenser le manque d’activité physique, un entrainement cardio-vasculaire sera des plus bénéfiques pour l’organisme. Une marche rapide, du vélo, de la danse …

En plus de protéger le dos et de lubrifier les articulations, bouger plus fréquemment permet de nous tenir en éveil, d’améliorer la concentration au travail, de régulariser la circulation sanguine et la digestion …

L’humain a toujours vécu en mouvement et est conçu pour se mouvoir et non pour rester assis. Si l’on dit que le corps est le temple de l’esprit, ne laissons donc pas la poussière s’y accumuler!

 

Article réalisé par vos thérapeutes :  Lucie Bouchard, thérapeute en réadaptation physique et Yan Doiron, B.Sc. physiothérapie, M.Sc. Kinésiologie, RPG.

Quelques données ont été tirées des liens suivants :
https://thehealthcareblog.com/blog/2013/03/11/sitting-is-the-smoking-of-our-generation/

3 réponses
  1. Guyaline dit :

    Excellent article. J’essaie de prendre bien soins de ma santé et en pariculier mon dos, trop souvent négligé. Merci de me faire prendre concsience et de vos conseils.

    Répondre
  2. fauteuil releveur dit :

    Bonjour,
    Merci pour les précisions. C’est vrai avec ce mal du siècle, il faut bien se renseigner et aussi adopter les bonnes habitudes pour l’éviter.

    Répondre
  3. déjà 1/2 heure c'est beaucoup dit :

    C’est marrant, tous les gestes à faire dans cet article, c’est la douleur qui m’oblige a les executer. C’est donc qu’on a pas le choix si l’on ne veut pas avoir trop mal. Avec l’age, notre mécanique a de plus en plus de mal à subir la gravité.

    Répondre

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

1 × trois =